Complexité et minimalité pour les substitutions et les mots lisses
Date(s) : 12/06/2026 iCal
10h00 - 12h30
- Irène Marcovici (rapportrice) – Univ. Rouen Normandie
- Reem Yassawi (rapportrice) – Queen Mary Univ. of London
- Fabien Durand (président du jury) – Univ. Picadrie Jules Verne
- Emmanuel Jeandel (examinateur) – Univ. de Lorraine
- Julien Leroy (examinateur) – Univ. de Liège
- Michaël Rao (examinateur) – ENS de Lyon
- Nicolas Bédaride (directeur de thèse) – Aix Marseille Univ.
- Étienne Moutot (co-directeur de thèse) – Univ. Grenoble Alpes
Au-delà du cadre substitutif, la suite de Oldenburger-Kolakoski pose des questions notoirement difficiles à propos de sa récurrence, de sa complexité et de ses fréquences. En considérant la généralisation que sont les suites lisses sur des alphabets de deux entiers, nous présentons nos contributions à deux problèmes sur ce sujet. En premier nous étudions la complexité du langage des mots lisses, dont la conjecture est qu’elle croît comme Θ(n^ρ) où ρ dépend de l’alphabet. Nous prouvons la borne inférieure dans le cas général et la borne supérieure quand les deux lettres sont des entiers pairs, et nous améliorons la borne supérieure quand les deux lettres sont des entiers impairs. En second nous étudions les suites lisses sur les alphabets pairs et impairs, qui ont l’avantage d’avoir une représentation S-adique. Nous prouvons que ces suites sont uniformément récurrents, et, avec des conditions sur l’alphabet, qu’ils ont une complexité linéaire et sont uniquement ergodiques.
Abstract:
Symbolic dynamics and combinatorics on words are two complementary approaches to evaluate how complex infinite words are, where infinite words are often seen as discrete representations of more complex processes. This thesis explores two major notions to describe infinite words: the factor complexity is the function that counts the number of finite words of each length, and uniform recurrence/minimality is the property that controls how occurrences of finite words are spread.
Substitutions are one of the primary ways to generate infinite words and gave birth to a fruitful theory in symbolic dynamics. Driven by the problem of computing the complexity class of a given morphic sequence, we begin by presenting a review of the results of Pansiot and Devyatov that describe the possible complexity classes. Then, inspired by the recent characterization of minimal substitution subshifts by Shimomura, we investigate how non-minimal a substitution subshift can be. To do so we characterize and count the minimal components of these subshifts.
Emplacement
Saint-Charles - FRUMAM (2ème étage)
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