Cathy Swaenepoel, lauréate du prix de thèse Blaise Pascal

Cathy Swaenepoel, ancienne doctorante de l’Institut de Mathématiques de Marseille (I2M), est actuellement, maîtresse de conférences à l’université de Paris, membre de l’Institut de mathématiques de Jussieu – Paris rive gauche (IMJ-PRG – CNRS, Sorbonne Université & Université de Paris).

Après un parcours universitaire brillant, intégralement réalisé à l’université d’Aix-Marseille, Cathy Swaenepoel a entamé une thèse de doctorat sous la direction de Joël Rivat en 2016. Elle s’est rapidement affirmée comme une spécialiste reconnue des techniques modernes de théorie (analytique) des nombres. Le thème principal de la thèse s’inscrit dans l’étude des nombres premiers appartenant à des ensembles rares. Au XVIIe siècle le mathématicien français Marin Mersenne posa la question de l’existence d’une infinité de nombres premiers qui, dans leur écriture en base 2, ne possèdent que le chiffre 1. Cette question demeure un grand mystère. La thèse de Cathy Swaenepoel apporte néanmoins un premier élément de réponse. Guidée par un travail récent de Jean Bourgain (médaille Fields 1994) pour la base 2, Cathy Swaenepoel a réussi à établir une formule asymptotique pour le nombre de nombres premiers ayant une proportion strictement positive (explicite) de chiffres préassignés, dans une base quelconque plus grande ou égale à 2. Une conséquence de cette formule est, qu’à partir d’un nombre de chiffres assez grand, il existe toujours un nombre premier qui, dans son écriture en base 2, peut avoir environ 0,2% de ses chiffres (0 ou 1 en l’occurrence) choisis au préalable (ainsi que les emplacements de ces chiffres dans le nombre, en dehors du premier et du dernier). Si répondre à la question de Mersenne réclamerait 100%, ce premier pas est déjà une prouesse mathématique. La démonstration, longue de plus d’une cinquantaine de pages, mêle des techniques de la méthode du cercle (arcs majeurs et arcs mineurs), des régions sans zéro (très fines) de fonctions L d’Henryk Iwaniec et de l’analyse harmonique (transformées de Fourier).
[source: http://recherche.math.univ-bpclermont.fr/grand_public/actu/pdt2020/index.php#laureat18]

 

Liens:

Affiche
INSMI CNRS
Thèse de Cathy Swaenepoel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jonathan Dubois, lauréat du Prix de Thèse 2019 d’Aix-Marseille Université

Jonathan DUBOIS est parmi les 16 lauréats du Prix de Thèse 2019 d’Aix-Marseille Université. A cette occasion, et comme chaque année, la remise des prix aura lieu lors d’une cérémonie dédiée sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire.

Ce prix récompense l’excellence de ses travaux de recherche sur la « Dynamique d’électrons pour des atomes soumis à des impulsions lasers intenses polarisées elliptiquement » qu’il a soutenu le 25 septembre 2019, à Luminy.

Lien : http://www.theses.fr/2019AIXM0297

 

Dynamique d’électrons pour des atomes soumis à des impulsions lasers intenses polarisées elliptiquement.

Assujettir des atomes ou des molécules à des impulsions lasers de fortes intensités donne lieu à une variété de phénomènes hautement non-linéaires, tels que par exemple l’ionisation d’électrons et la radiation de photons de hautes fréquences. Les distributions des vitesses des électrons ionisés ou des fréquences des photons radiés encodent des informations pertinentes sur les atomes ou les molécules ciblés à l’échelle temporelle naturelle des électrons, l’attoseconde. Comprendre la dynamique des électrons ionisés ainsi qu’identifier les mécanismes de radiation de hautes fréquences sont des étapes essentielles afin d’interpréter et décoder les informations cryptées dans les mesures expérimentales. Dans cette thèse, des atomes soumis à des impulsions lasers de fortes intensités polarisées elliptiquement dans le régime infra-rouge sont étudiés théoriquement. Malgré leur nature fondamentalement quantique dans les atomes, les électrons manifestent certains comportements classiques lorsqu’ils sont sujets à des impulsions lasers de fortes intensités. Nous exploitons ces traits classiques pour comprendre et illustrer, à l’aide des trajectoires et de la dynamique non-linéaire, les mécanismes physiques en jeu afin d’interpréter les résultats expérimentaux. Nous montrons le rôle interdépendant de l’ionisation quantique par effet tunnel de l’électron et successivement de son mouvement classique pour interpréter les mesures en science attoseconde.

Electron dynamics for atoms driven by intense and elliptically polarized laser pulses

Subjecting atoms or molecules to intense laser pulses gives rise to a variety of highly nonlinear phenomena, such as for instance the ionization of electrons and the radiation of high-frequency photons. The distributions of the velocity of the ionized electrons or the frequency of the radiated photons measured at the detector encode relevant informations on the target atoms and molecules at the natural time scale of the electrons, the attosecond. Understanding the dynamics of the ionized electrons and identifying the mechanisms of high-frequency radiation are essential steps toward interpreting and decoding the informations encrypted in the experimental measurements. In this thesis, atoms subjected to intense and elliptically polarized laser fields in the infrared regime are theoretically studied. Despite their fundamental quantal nature in atoms, electrons display some classical behaviors when subjected to intense laser pulses. We exploit these classical features to understand and picture, with the help of trajectories and nonlinear dynamics, the physical mechanisms at play in order to interpret experimental measurements. We show the interdependent role of the quantum tunnel ionization of the electron and its subsequent classical motion for interpreting measurements in attosecond science.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Retour en haut 

Secured By miniOrange