Prédiction de la fonction des butyrophilines par l’étude de leur évolution et de leur variabilité génétique

Hassnae Afrache
I2M, Aix-Marseille Université

Date(s) : 10/10/2014   iCal
14 h 00 min - 16 h 00 min

*Soutenance de Thèse

Thèse de doctorat en Pathologie humaine. Oncologie

Sous la direction de Daniel Olive et de Laurent Abi-Rached.

Le président du jury était Pascal Rihet.

Le jury était composé de Daniel Olive, Laurent Abi-Rached, Pascal Rihet, Henri-Jean Garchon, Pierre Boudinot, Nicolas Bierne.

Les rapporteurs étaient Henri-Jean Garchon, Pierre Boudinot.

Dans le cadre de cette thèse nous nous sommes intéressés à l’étude de l’évolution et de la variabilité génétique de la famille des butyrophilines (BTN), des récepteurs de la superfamille des immunoglobulines impliqués dans la régulation de la réponse immunitaire. Par une étude phylogénétique approfondie nous avons caractérisé chez les mammifères 14 groupes phylogénétiques résultant d’une série de duplications à partir de huit gènes ancestraux à la base des thériens. Par la suite, nous avons étudié l’évolution des BTN de la région CMH chez les primates et leur variabilité génétique dans les populations humaines par une analyse minutieuse des données de séquençage générées du projet 1000 Genomes pour plus de 1600 individus à travers le monde. Nous avons montré que l’évolution du gène BTNL2 est marquée par une pression de sélection positive diversifiante chez les mammifères qui est accompagnée chez les hominoïdes d’un niveau de polymorphisme élevé induisant la formation de variants tronqués de BTNL2. Chez l’homme, quatre lignages d’allèles ont été identifiés. Ils ont été maintenus à des fréquences intermédiaires par une forte sélection balancée. D’autre part, l’analyse phylogénétique détaillée du groupe BTN3 (BTN3A1, 3A2 et 3A3) a montré la présence d’une évolution concertée, caractérisée par une homogénéisation forte et récurrente de la région codant pour le peptide signale et le domaine IgV chez les hominoïdes, au cours de laquelle les séquences de 3A1 et 3A3 sont remplacées par la séquence de 3A2. Chez l’homme, ces gènes sont polymorphismes important avec plus de 46 allèles chacun, mais avec la présence d’une homogénéisation extrême des séquences du domaine IgV.

https://www.theses.fr/2014AIXM5032

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