Une machine de Turing, kécékssa?

Pierre Guillon
I2M, CNRS, Marseille
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Date(s) : 16/06/2016   iCal
11 h 30 min - 12 h 00 min

En informatique théorique, une machine de Turing est un modèle abstrait du fonctionnement des appareils mécaniques de calcul, tel un ordinateur. Ce modèle a été imaginé par Alan Turing en 1936, en vue de donner une définition précise au concept d’algorithme ou de « procédure mécanique ». Il est toujours largement utilisé en informatique théorique, en particulier dans les domaines de la complexité algorithmique et de la calculabilité.

À l’origine, le concept de machine de Turing, inventé avant l’ordinateur, était censé représenter une personne virtuelle exécutant une procédure bien définie, en changeant le contenu des cases d’un ruban infini, en choisissant ce contenu parmi un ensemble fini de symboles. D’autre part, à chaque étape de la procédure, la personne doit se placer dans un état particulier parmi un ensemble fini d’états. La procédure est formulée en termes d’étapes élémentaires du type : « si vous êtes dans l’état 42 et que le symbole contenu sur la case que vous regardez est « 0 », alors remplacer ce symbole par un « 1 », passer dans l’état 17, et regarder maintenant la case adjacente à droite ».

La thèse de Church postule que tout problème de calcul fondé sur une procédure algorithmique peut être résolu par une machine de Turing. Cette thèse n’est pas un énoncé mathématique, puisqu’elle ne suppose pas une définition précise des procédures algorithmiques. En revanche, il est possible de définir une notion de « système acceptable de programmation » et de démontrer que le pouvoir de tels systèmes est équivalent à celui des machines de Turing (ils sont Turing-complets). [wiki]

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