Hommage à Marie-Hélène Schwartz, par Jean-Paul Brasselet

Jean-Paul Brasselet, directeur de recherches émérite du CNRS, rend hommage à Marie-Hèlene SCHWARTZ dans un article récemment publié à la SMF intitulé “Marie-Hélène Schwartz et les champs radiaux, un parcours mathématique“.

Résumé : Le présent article a pour but de présenter un historique des travaux mathématiques de Marie-Hélène Schwartz. De l’étude des fonctions d’une variable complexe aux classes caractéristiques des variétés singulières, en passant par la théorie d’Ahlfors et la classe d’Euler, les champs radiaux et le théorème de Poincaré–Hopf pour les variétés singulières, le parcours mathématique de Marie-Hélène Schwartz a suivi une ligne directrice bien déterminée, bravant toutes les difficultés rencontrées en chemin. Ses travaux ont été bien souvent en avance sur son temps.

Marie-Hélène Schwartz était la fille de Paul Lévy et l’épouse de Laurent Schwartz, avec qui elle a formé un couple légendaire parmi les mathématiciens, et bien au delà des mathématiques. Normalienne (de la rue d’Ulm) en 1934, elle était une spécialiste connue de géométrie complexe, auteur de plusieurs ouvrages. Elle a fait la plus grande partie de sa carrière comme professeur à l’université de Lille.

Marie-Hélène Schwartz and radial vector fields, a mathematical course

Abstract : The purpose of this article is to present a history of the mathematical work of Marie-Hélène Schwartz. From the study of the functions of a complex variable to the characteristic classes of singular varieties, through the theory of Ahlfors and the Euler class, radial fields and the Poincaré–Hopf theorem for singular manifolds, the mathematical course of Marie-Hélène Schwartz followed a well-defined guideline, braving all the difficulties encountered along the way. Her works were very often ahead of her time.

Marie-Hélène Schwartz was the daughter of Paul Lévy and the wife of Laurent Schwartz, with whom she formed a legendary couple among mathematicians, and well beyond mathematics. Normalienne (rue d’Ulm) in 1934, she was a known specialist in complex geometry, author of several books. She has spent most of her career as a professor at the University of Lille.

Liens :
Images des mathématiques
Wiki
Femmes & Math (en pdf, page 55)

 

Lettre des directeurs d’unités adressée à la direction du CNRS

au sujet de l’abandon de l’affichage du classement par mérite des candidats admissibles aux concours du CNRS :

LETTRE OUVERTE À LA DIRECTION DU CNRS

À l’attention de la direction du CNRS,

La direction du CNRS a souhaité que les listes d’admissibilité du concours de chercheurs établies par les sections ne soient plus publiées officiellement que par ordre alphabétique, sans mention du classement voté par le jury d’admissibilité selon le mérite scientifique des candidats, après examen scrupuleux de leurs dossiers. Une telle décision nous paraît une atteinte portée à la transparence, et par-delà même, à la crédibilité du concours.

La communauté mathématique accorde une confiance totale aux membres du Comité National, qui veillent en particulier à l’équilibre délicat de la représentation des thématiques, et au respect de critères qui sont énoncés explicitement en début de mandat et sur la base desquels ils sont élus ou nommés.

En conséquence, nous demandons instamment à la direction du CNRS de renoncer à ce projet et affichons notre entière solidarité avec la motion adoptée par la section 41 ainsi qu’avec la motion de la CPCN.

Les directeurs et directrices d’unités de l’INSMI :

Marc Arnaudon, directeur de l’Institut de Mathématiques de Bordeaux, UMR 5251
Julien Barral, directeur du Laboratoire d’Analyse, Géométrie et Applications (Paris 13), UMR 7539
Franck Barthe, directeur de l’Institut de Mathématiques de Toulouse, UMR 5219
Nicolas Bergeron, directeur du Département de Mathématiques et Applications de l’ENS Paris, UMR8553
Julien Bichon, directeur du Laboratoire de Mathématiques Blaise Pascal, Université CLermont Auvergne, UMR6620
Olivier Biquard et Laurent Desvillettes, directeurs de l’Institut de Mathématiques de Jussieu-Paris Rive Gauche, UMR7586
Thierry Bodineau, directeur du centre de mathématiques appliquées  école Polytechnique, UMR 7641
Gilles Carbou, directeur du Laboratoire de Mathématiques et de leurs Applications – Pau, UMR 5142
Christophe Chalons, directeur du Laboratoire de Mathématiques de Versailles, UMR 8100
Vincent Colin, directeur du Laboratoire de Mathématiques Jean Leray (Nantes), UMR 6629
Georges Comte, directeur du laboratoire de mathématiques de l’université Savoie Mont Blanc, UMR5127
Frédéric Déglise, directeur du laboratoire de mathématiques de l’ENS de Lyon, UMR 5669
Christophe Delaunay, directeur du Laboratoire de mathématiques de Besançon, UMR 6623
Daniele Di Pietro, directeur de l’Institut Montpelliérain Alexander Grothendieck (Montpellier), UMR5149
Jean-Guillaume Dumas, directeur du Laboratoire Jean Kuntzmann (Grenoble), UMR 5224
Sylvain Duquesne, directeur de l’Institut de Recherche Mathématique de Rennes, UMR 6625
Anne Estrade, directrice du laboratoire MAP5 (université de Paris), UMR 8145
Benoit Fresse, directeur du Laboratoire Paul Painlevé (Lille), UMR 8524
Louis Funar, directeur de l’Institut Fourier, UMR5582
Anne Gégout-Petit, directrice de l’Institut Elie Cartan de Lorraine, UMR 7502
Olivier Guédon, directeur du Laboratoire d’Analyse et de Mathématiques Appliquées, UMR8050
Peter Haïssinsky, directeur de l’Institut de Mathématiques de Marseille, UMR 7373
Abderrahim Jourani, directeur de l’Institut de Mathématiques de Bourgogne, UMR 5584
Ivan Marin, directeur du LAMFA UMR 7352, Amiens
Simon Masnou, directeur de l’Institut Camille Jordan (Lyon–Saint-Étienne), UMR 5208
Véronique Maume-Deschamps, directrice d’AMIES (Agence pour les Mathématiques en Interaction avec les Entreprises et la Société), UAR 3458
Laurent Meersseman, directeur du Laboratoire Angevin de Recherche Mathématique UMR 6093
Evelyne Miot, directrice de Mathdoc, UAR 5638
Michael Pevzner, directeur du Laboratoire de Mathématiques de Reims, UMR9008
Eric Ricard, directeur du Laboratoire de Mathématiques Nicolas Oresme (Caen), UMR 6139
Marc Quincampoix, directeur du Laboratoire de Mathématiques de Bretagne Atlantique, UMR6205
Vincent Rivoirard, directeur du CEREMADE, UMR 7534
Frédéric Rousset, directeur du Laboratoire de Mathématiques d’Orsay, UMR 8628
Alessandra Sarti, directrice du Laboratoire de Mathématiques et Applications de Poitiers, UMR 7348
Emmanuel Trélat, directeur du Laboratoire Jacques-Louis Lions, UMR7598
Lorenzo Zambotti, directeur du Laboratoire de Probabilités Statistique et Modélisation, UMR 8001

Les maths scolaires et Pierre Arnoux dans le journal La Marseillaise du 18 mars 2021

Intitulé “Résultats en berne, moins de profs et d’élèves, mais où la bosse des maths ?“, le dossier édité en une et en double page donne la parole à Pierre Arnoux, professeur AMU de l’I2M, et analyse, dans le cadre de “La Semaine des Mathématiques” (dont la 10e édition se déroule du 15 au 21 mars 2021), les tenants et les aboutissants de la perte d’intérêt des élèves pour les maths et le mal-être des profs qui en découle. Un encadré est également consacré à la place des filles dans les filières mathématiques et cite l’école pour lycéennes “Les Cigales”.

Dossier disponible en téléchargement ici.

Liens des articles sur le site web de La Marseillaise* :

https://www.lamarseillaise.fr/societe/pourquoi-sommes-nous-devenus-nuls-en-maths-EM6860060

https://www.lamarseillaise.fr/societe/non-les-filles-ne-sont-pas-plus-mauvaises-que-les-garcons-GM6860080

https://www.lamarseillaise.fr/societe/dans-une-classe-de-cp-les-eleves-se-muent-en-detectives-YM6860100

*la suite des articles est réservée aux abonnés.

Podcast de France Culture : La France et les maths, je t’aime moi non plus

 

Anne-Laure Dalibard et Charlotte Perrin, une complicité mathématique sous le signe de la condition féminine

Un article du journal Le Monde, paru ce Mercredi 27 janvier 2021, retrace le parcours d’Anne-Laure Dalibard (professeure à Sorbonne Université, membre du laboratoire Jacques-Louis Lions), à l’occasion du prix Maurice-Audin 2020 dont elle est colauréate avec trois autres mathématiciens.

Dans celui-ci, L’EDPiste, qui s’est dédiée à l’analyse des flux océaniques, évoque ses collaborations avec d’autres chercheuses dont Charlotte Perrin, chargée de recherche CNRS dans le groupe Analyse Appliquée de l’I2M, spécialiste en mécanique des fluides, entre autres :

Anne-Laure Dalibard, dérivée volontaire dans un océan d’équations (par Nathaniel Herzberg)*

* la suite de l’article est réservée aux abonnés

Article complet ici en téléchargement (durée limitée à 30 jours à partir du 28/01/2021) : https://filez.univ-amu.fr/n51fqj2pth

Extrait :

“Un simple souci de justice et d’équité pour cette femme qui souligne n’avoir « jamais souffert d’être dans un milieu masculin ». «Mais, depuis quelques années, je travaille de plus en plus avec d’autres femmes, poursuit-elle. Ce n’est pas une histoire de maths, c’est juste humain. » « On travaille ensemble d’abord pour des raisons mathématiques, appuie sa jeune collègue Charlotte Perrin, chargée de re- cherche au CNRS, à Marseille. Mais notre condition de femme nous rapproche. Pour moi, c’est évidemment un exemple. » Les mathématiques, un sport collectif féminin ?”

L’équipe du Pr Jacquier (La Timone), en collaboration avec Badih Ghattas (I2M), développe l’interface Smart Lungs

Smart Lungs : Radiologie, intelligence artificielle
et COVID 19

Un algorithme d’intelligence artificielle permettant de quantifier automatiquement l’extension des lésions COVID a été développé par le service de Radiologie du Pr JACQUIER à l’Hôpital de la Timone, en collaboration avec Badih GHATTAS de l’Institut de Mathématiques de Marseille. Une véritable prouesse, puisque les équipes ont mis au point ce dispositif en deux mois à peine.

« La COVID provoque des lésions qui sont très difficiles à déceler par radiographie du thorax. En comparaison, le scanner permet d’avoir une vision beaucoup plus précise de l’extension des lésions. La mesure manuelle de l’extension des lésions parenchymateuses sur un scanner prend 15min environ par patient. En temps de crise sanitaire, avec un afflux important de patients, ce temps de mesure en plus de l’interprétation des lésions n’était pas envisageable. Nous avons souhaité développer un outil d’intelligence artificielle capable de quantifier automatiquement les lésions parenchymateuses dues au COVID 19, en 10 secondes, sans intervention humaine ». Nous révèle le Pr JACQUIER.

C’est ainsi que l’interface Smart Lungs® a vu le jour (brevet déposé avec l’aide de la SATT Sud-est).

Le service de radiologie de la Timone 2 avait déjà une certaine expérience en matière d’intelligence artificielle. La première étape pour le développement de ce type d’outil est d’apprendre à la machine à reproduire une segmentation considérée comme la référence. Il faut pour cela fournir à la machine un nombre suffisamment important d’images annotées par l’humain pour que l’algorithme puisse apprendre à les reproduire. L’équipe du Pr JACQUIER a dû, sur chaque coupe de scanner, définir le poumon et les lésions sur un échantillon de 140 patients. Un travail colossal, indispensable pour que l’algorithme soit en mesure de distinguer le normal du pathologique.

« Le logiciel apprend tellement bien, qu’il est plus performant que les opérateurs eux-mêmes. Ses résultats sont davantage reproductibles avec moins d’erreur. C’est un outil extrêmement puissant », explique le Pr JACQUIER.

L’équipe a naturellement voulu mesurer l’intérêt de cette innovation sur le plan clinique, en étudiant les liens entre l’atteinte parenchymateuse pulmonaire et les complications de la maladie sur un large échantillon de 1600 patients. Il s’agissait de déterminer si le résultat de l’analyse par intelligence artificielle permettait de prédire le devenir des malades et de détecter, dés la réalisation du scanner initial, quel malade avait un risque accru d’évolution.

« Grâce à ce travail, nous avons pu mettre en évidence que la quantification des lésions scannographiques par intelligence artificielle permet d’améliorer de façon significative l’évaluation pronostique des patients. En s’appuyant sur ces données, les praticiens peuvent estimer plus précisément le risque évolutif des patients et les orienter au mieux sans perdre de temps ».

Avec l’aide de l’entreprise Nutanix, l’interface Smart Lungs a pu en outre se doter d’un système permettant de visualiser automatiquement les résultats de la quantification des lésions en temps réel sur tous les ordinateurs du service de radiologie. Des innovations extrêmement précieuses dans la lutte contre la pandémie.

Source publiée le 22/12/2020 par http://fr.ap-hm.fr

Liens médias :
Journal La Marseillaise
France3 Région Bouches-du-Rhône
Facebook APHM

La parole est donnée aux lauréats des prix de thèse AMU de l’I2M, Cathy Swaenepoel et Jonathan Dubois

Dans le cadre de l’Initiative d’Excellence de l’université d’Aix-Marseille (AMU), le prix de thèse est organisé “afin d’encourager la qualité des thèses et motiver les jeunes chercheurs par la distinction des meilleurs travaux, tant fondamentaux qu’appliqués”.
A cette occasion, les lauréats ont été invités à parler de leur sujet de recherche dans le récent Livret officiel des Prix de thèses 2020 édité par l’université, dont :

Cathy SWAENEPOEL, pour sa thèse intitulée : “Chiffres des nombres premiers et d’autres suites remarquables” (directeur de thèse : Joël Rivat, groupe GDAC)

Jonathan DUBOIS, pour sa thèse intitulée : “Dynamique d’électrons pour des atomes soumis à des impulsions lasers intenses polarisées elliptiquement” (directeur de thèse : Cristel Chandre, groupe GDAC)


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